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Soumis par Je Produis Français le 27. Octobre 2013 - 20:56
la chapellerie du Loir, fabricant français basé dans la Sarthe

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Héritière de la maison Fougeray crée en 1902, la Chapellerie du Loir trace sa route. Un tiers de sa production part à l&;export. Ses clients : la Qatar Airways ou les "coquettes" qui assistent au derby d&;Epsom.

Je Produis Français : Vous venez du secteur de la pharmacie. Comment êtes-vous arrivé dans la chapellerie?
Laurent Monne :
En 93, j’ai changé d’activité pour intégrer un groupe qui était spécialisé dans la fabrication d’uniformes. J’y suis restée jusqu’aux années 2000 où j’ai passé quatre ans avec l’ancien ministre de la santé, Michèle Barzach, pour développer un site santé social et solidarité. Et puis, je me suis retrouvée à monter de nouveau une unité de fabrication dans l’univers de l’uniforme. Ce qui m’a conduit à racheter en 2009 la Chapellerie du Loir avec mes associés. Aujourd&;hui, on est sept à travailler de façon directe sur la production. Pour faire tourner la chapellerie, on est onze en tout.

JPF : Vous possédez le label depuis deux ans. Pour les feutres, quel est votre process de fabrication?
L.M :
A partir d’un cône que nous achetons, nous allons ré-humidifier ces cônes de façon à redynamiser en fonction de ce que l’on veut avoir comme rigidité ou comme souplesse. Et puis, nous allons presser ces cônes en les mettant sur des formes en acier chauffées à une températures de 80-100° durant lequel le feutre va prendre sa forme définitive. A l’issue de cette mise en pression du feutre (si je puis dire), nous allons ensuite le coudre. Une fois que toutes les opérations sont terminées, on va le bichonner. C&;est à dire lui relever les poils. Qu’il soit brossé dans le bon sens afin d’avoir un produit qui soit du meilleur aspect possible. Nos produits sont à 80 voir à 100% français.

JPF : Pour les chapeaux de mariage, vous utilisez de la paille qui vient notamment de Malaisie. Et ensuite ?
L.M :
On a un process de fabrication qui va rejoindre sensiblement celui du feutre. Dans la mesure où la mise en forme des calottes, des bords de chapeaux, vont se faire sur des presses qui sont identiques à celles qu’on utilise sur des feutres. Alors, après, les temps de cuissons (si on peut appeler ça comme ça) sont un petit peu différents. Nous allons ensuite faire toute la partie couture, préparation et accessoirisassions du chapeau. C’est ce qui va vous donner l’esthétique, l’envolée et la dynamique du chapeau. On va donc y coudre des plumes, des fleurs en tissus qu’on aura reconstituées. Divers accessoires qui vont permettre d’avoir une originalité.

JPF : 30% de votre production part à l&;export. Quelle est l&;image du produit français à l&;étranger?
L.M
: Beaucoup d’éléments reposent sur le savoir-faire et la créativité liée au savoir-faire. C’est vrai qu’on est pas vraiment dans le luxe français. Mais, comme ça pourrait être souligné auprès d’autres marques, on a ce qu’on appelle la French Touch. C’est ce petit côté à la fois élégant et aussi une fabrication bien finie avec des produits qui sont cousus et pas collés. Voilà, avec des éléments qui rentrent en compte dans une fabrication et qui font que c’est un produit de qualité.

Interview réalisée le 25/07/13

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