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La Botte Gardiane

Soumis par Je Produis Français le 2. Octobre 2013 - 11:49
fabricant français de bottes des cavaliers des manades camarguaises

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15.000 paires de chaussures fabriquées par an entre Nîmes et Montpellier. La moitié part au Japon ! La Botte Gardiane, c&;est une famille qui défend son savoir-faire en faisant le tour du monde. 

Je Produis français : Qui êtes-vous?
Fanny Agulhon :
La Botte gardiane  est une entreprise qui existe depuis 1958. Il y a une vingtaine de personnes qui travaillent à l&;atelier pour confectionner les chaussures. Dans les années 90, ça a été repris par mon père. L&;entreprise partait en dépôt de bilan, il a voulu la sauver. Dans les années 2000, mon frère Antoine a repris l&;entreprise. Il y a mon deuxième frère qui est entré à l&;usine vers 2005. Et puis moi, vers 2007-2008, qui me suis mise dedans. C&;est une entreprise familiale et artisanale. Les gens me connaissent depuis que j&;ai 13-14 ans. Mon père n&;y est plus. Mais, il est très heureux d&;avoir trois enfants qui continuent à perdurer le savoir-faire.

JPF : Vous êtes labellisés depuis 2007. Quel est votre Process de Fabrication?
F.A : En fait, ça va dépendre des produits et des cuirs qu&;on utilise. Sur les Gardians, c&;est du cuir français. C&;est des vaches de l&;Aveyron qui sont tannées en Alsace. On a aussi un petit peu de cuirs italiens, notamment sur les veaux en velours. Le cuir au tannage végétal vient de Belgique. La fabrication c&;est 100% français. Il y a la réception du cuir. Ensuite le cuir il va passer à la coupe. On coupe les morceaux avec des emporte pièces. Il y a différentes parties dans le cuir : la claque, la baguette, les semelles, le talon. De là, ça va passer au piquage (le travail de couture). Ensuite, du piquage, on va passer au montage pour assembler le haut et le bas de la chaussure. Du piquage, ça va passer au pressage, serrage, fraisage; puis les finitions. Et ensuite, ça part aux divers clients qui nous commandent la chaussure.

JPF : le Made in France... On en entend beaucoup parler grâce aux politiques. Est-ce que ça bouge autant en boutique?
F.A :
C&;est difficile. J&;ai un recul limité parce que ça ne fait qu&;un an et demie qu&;on a ouvert. Mais en tout cas dans ma boutique, il y a énormément de gens qui s&;intéressent à où et comment s&;est fabriqué, qui font plus attention à ce qu&;ils achètent.  Ils sont curieux. Ils ont envie de savoir, ils posent des questions. Les gens sont plutôt sensibles. Ils préfèrent se dire "allez voilà, plutôt que d&;acheter deux  paires de chaussures à 100 euros, on en achètera juste  une mais elle sera à 200 euros. Elle viendra de la Botte Gardiane, elle sera française parce que je suis sûre de la qualité".  Moi c&;est vraiment le plaisir de faire des beaux produits, de satisfaire des clients. Il y a quelqu&;un qui est venu le mois dernier me dire "J&;ai acheté ces bottes chez vous en 1973, je voudrais une nouvelle paire!". ça fait plaisir !

interview réalisée le 13/09/13