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Larose Paris

Soumis par Je Produis Français le 9. Juillet 2013 - 0:11
Larose Paris sont des casquettes fabriquées en France

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"Il y a encore trop peu de commandes de productions françaises pour que les prix baissent". Larose Paris a donc d&;abord gagné ses galons à l&;étranger. Et maintenant, le marché français?

Je Produis Français : Qui êtes-vous ?
Marc Beaugé (co-fondateur de Larose-Paris): On a monté la marque il y a un an avec Isaac, un de mes copains canadien. Larose Paris, c’est deux personnes installées à Paris. On travaille avec une usine, une boîte de presse, des prestataires ; mais on reste deux à s’occuper de la marque. L’usine est basée dans le sud de la France, à Caussade, près de Montauban (82). Caussade, c’est la "capitale" de la chapellerie en France. Il y a 20 ans, il y avait beaucoup d’usines de chapellerie là-bas. Il y en a encore deux ou trois. La notre s’appelle  et on s’y rend régulièrement. Les patrons nous invitent au restaurant, en terrasse et au soleil en général. C’est plutôt agréable, ça change de Paris

JPF : Votre process de fabrication ?
M.B : Les tissus, nous les importons souvent de pays européens (beaucoup d’Italie, d’Angleterre) et parfois du Japon et des Etats-Unis. On achète aussi du tissus français. On veut surtout de la qualité et on va la chercher un peu partout. En revanche, on veut que la fabrication de tous les éléments de la casquette soit française. Les étiquettes cartonnées sont aussi françaises. On est vraiment sur des produits faits en France. La collection casquette est faîtes dans les Landes. Alors qu’une partie de notre collection chapeaux est faîtes à Paris. On a des distributeurs de boutiques (plusieurs à Paris et quelques uns en province) qui nous vendent. Mais notre développement est plus à l’international (Japon, Etats-Unis, Angleterre, Asie). Il y a une vraie affection pour le Made in France. Il y a la perception d’une vraie qualité. On sent que ça joue un rôle important. Chez les étrangers le fait qu’on soit français, c’est vraiment une part de l’attraction du produit.

JPF : Et dans l’hexagone, le Made in France, vous trouvez que ça bouge ?
M.B : Est-ce que c’est entrain d’évoluer ? je ne sais pas. Mais en tout cas, on parle beaucoup de Made in France. Là-dessus, il y a un effort fait par les socialistes, notamment par Montebourg. Pour l’instant, il y a une forme de mode. Elle reste quand même élitiste, parce que c’est cher le Made in France. Il y a encore trop peu de commandes de productions françaises pour que les prix baissent. Les volumes ne sont pas assez important. Ça reste donc assez cher. Mais pourquoi ne pas espérer que de plus en plus de gens achètent français. Ça serait bon pour tout le monde ! ça ferait baisser les prix si les achats de Made in France augmentaient. Une sorte de cercle vertueux à nourrir.

Interview réalisée le 01/07/13

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