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VELOSCOOT

Soumis par Je Produis Français le 12. Août 2013 - 13:04
Veloscoot est une entreprise qui fabrique des vélos électriques en France

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L’association d’un vélo et d’un scooter serait-elle LA bonne idée qu’on attendait pour remplacer la voiture en ville ? Veloscoot en est persuadé.

Je Produis Français : Qui êtes-vous?
Sébastien Beugin (Président de Veloscoot) : Veloscoot est une entreprise familiale depuis 7 ans. Elle a été crée en 2006 par ma mère. Nous sommes d’abord passés par le métier du négoce avant de devenir fabricant de vélo à assistance électrique en 2010. Après rapatriement de la partie assemblage en 2012 de 100% de nos produits, nous allons bientôt obtenir le label sur presque toute la gamme que nous proposons aujourd’hui. Nous sommes entre 57 et 58% de fabrication française selon la machine. Avec la fluctuation du dollar, c’est toujours délicat.

JPF : Votre Process de fabrication
S.B : En France, on achète aujourd’hui 100% de nos jantes, de nos rayons, ainsi que l’éclairage des vélos et d’autres petits composants. Il y a encore des fabricants qui fabriquent des composants très haut de gamme pour des machines de compétition, comme les vélos qu’on voit dans le tour de France. Mais pour le grand public (les composants grandes séries), on a malheureusement plus le choix. Nous devons donc importer les pièces de cycles (les éléments standards) comme le guidon, les fourches ou le cadre. En Europe, on achète la selle et les grips (les poignées de vélos). On peut aussi acheter les garde-boue (les protèges roues). Mais le plus important aujourd’hui, c’est que nous avons développé et faisons fabriquer notre électronique en France. C’est notre propriété. C’est pourquoi nous sommes Origine France Garantie.

JPF : Les vélos électriques sont des produits haut de gamme, à forte valeur ajoutée. Est-ce que ça marche ?
S.B : La France est très en retard ! Il faut savoir qu’il y a presque 1000 euros d’écart en moyenne sur le prix de vente entre la France et l’Allemagne. En terme de volume, les allemands font 10 fois plus de vélos électriques que nous. Il y a des raisons de mœurs,  d’habitudes, d’utilisation du produit et également d’infrastructures. L’Allemagne est nettement mieux équipée en voirie, avec des autoroutes pour vélos et  des parkings à vélos comme en Hollande. Les allemands utilisent le vélo comme un vrai moyen de substitution à l’automobile. Ce sont des gens qui achètent des produits de qualité. En France, on préfère acheter du prix et pas forcément de la qualité pour la simple et bonne raison que l’on n’utilise pas le vélo de la même manière. On a une approche beaucoup plus loisirs. C&;est-à-dire qu’on va acheter un vélo pour l’utiliser quelques fois dans l’année. Ou alors, on passe dans un autre extrême qui est la passion. Là c’est un vrai achat d’impulsion, de plaisir. Mais l’entre-deux n’est pas encore très présent en France. Ça arrive doucement avec le vélo électrique, puisque c’est un produit utilisé plus par besoin que par passion. C’est pour ça que nous avons souhaité aller beaucoup plus loin en terme de qualité. Et surtout en terme de réactivité, de service après-vente, de services associés. Nous considérons que nos clients ne sont pas "des clients loisirs" mais bien des utilisateurs pour des moyens de substitution à la voiture. Donc, c’est une approche tout à fait différente des vélos traditionnels.

JPF : Que pensez-vous de la mission sur la marque France ?
S.B : Ça va dans le bon sens ! Avec l’effet de la mondialisation, le consommateur est un peu perdu. Qui fait quoi ? dans quelles conditions ? Est-ce qu’il achète une marque ? Est-ce qu’il achète de la qualité ? Il y a des gens qui usent à tort du Made in France alors qu’ils ne le sont pas forcément. C’est juste une auto-déclaration si personne ne vient contrôler. Faire comprendre au consommateur ce qu’il achète, clarifier et encadrer; ça me paraît une bonne initiative !

Interview réalisée le 13/07/13

JPF

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